Deuxième convocation au tribunal par le SPJ



Aprés le dernier réseau , le SPJ décide d'arréter. Il jette l'éponge. La demande de changement d'assistance sociale n'avait pas été entendu. Il y aura rien d'autre. Tina ne veut plus rester en foyer. Elle veut revenir à la maison. Le problème c'est que le SPJ ne l'entend pas de cette oreille. Quand un ado ne veut pas ou veut quelque chose, le SPJ généralement suit cette volonté. Donc cette séance du tribunal devait se passer comme une formalité avec officialisation d'un retour à la maison. Cette séance a été trés éprouvante. Une impression de ne pas dire les bonnes choses. Impression d'être constament accusé par la juge. Je comprends qu'elle est de mèche avec l'assistante sociale. La juge est contre nous. Elle accuse de ne pas chercher de l'aide de ne pas être assez proactif. Que signifie le mot aide ? Je ne comprends pas ce mot.

C'est là qu'on comprend tout l'incompréhension qui sépare le monde du social et nous. J'ai compris que je ne comprenais rien. Quand on me demande de quelle aide j'aurais besoin, je réponds naivement. Il faut dans un premier temps faire un diagnostique du problème et ensuite chercher l'aide pour répondre à ce besoin. Je sens que j'avais mal répondu. Mauvais point. C'est comme si je ne comprenais pas ce qu'il se passait. Un sentiment de révolte monte sentiment d'injustice et de gachis. Pourquoi tous ces gens s'acharnent contre nous ? En fait on nous reproche indirectement de façon non dite d'avoir accueillis notre propre fille à la maison. J'entends le mot tutelle ou curatelle. Je sens que je ne suis pas dans un pays libre. On a envie de pleurer mais on retient ses larmes. J'ai envie de sortir et de claquer la porte. Pas sûr que cela serait bien.

 L'Etat à un pouvoir sur nous. Si on ne marche pas comme ils veulent. Il a les moyens de nous faire rentrer dans le rang. On nous oblige à contacter un organisme qu'on ne connait pas. Le problème est qu'il y a déjà trop d'intervenant qui se passent la patate chaude . Cela va en faire un de plus. La juge insiste pour que nous contactions cet organisme. Je pensais que j'allais recevoir une invitation ou une convocation. Je ne vois pas de sens à ajouter encore une couche et un nouvel intervenant pour bien brouiller les choses mais je sens que c'est une obligation.

Je ressort de l'audience avec le sentiment d'avoir rater un examen. Ce que j'ai dit n'a pas été compris ni attendu. Mauvaises réponses. J'aurais du me taire. Je regrette d'être venu. On va me contraindre de faire quelque chose dont je ne vois pas le sens ni l'utilité. Avant l'audience j'étais neutre en pensant que cela ne peut pas faire de mal et peut aider. Mais en sortant le sentiment de révolte de d'insoumis est plus fort. Je n'irais pas. Il faudra m'y obliger par la torture. Voila le monde dans lequel on vit. On se sent pister traquer surveiller. Si on rentre dans le moule tout va bien. Si on pense différement ça ne va plus. Si on commence à réfléchir sur l'utilité de certaines choses ça va encore moins. Si on s'oppose aux décision du SPJ toute la puissance de l'état va nous broyer. Mais ce que ces dames qui savent mieux ignorent c'est que plus on me contraint de faire quelque chose que je considère inutile moins j'obéirais. Alors on verra ce qu'on risque.  Suis-je le seul insoumis de ce pays de fous ? Suis-je le seul qui réfléchis un peu ?Suis-je le seul qui n'accepte pas les décisions du SPJ ?C'est vrai il faut chercher de l'aide. Un avocat une association des victimes du SPJ...

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Alors que je lis des articles sur le SPJ dans la presse disant qu'ils abusent, mon expérience pour apporter de l'eau au moulin.

Tina est placé en foyer contre la volonté de ses parents. Alors qu'elle sortait avec un homme de 35 ans (elle 15 ans), le SPJ n'avait rien à redire. Suite à une altercation avec cet homme, celui-ci se venge et l'amène au SPJ. Résultat placement en foyer d'urgence.

Aprés plusieurs mois difficile et une demande pour changer d'assistante sociale, rien ne change. Pire Peut être Tina voulait prendre l'air et faire l'expérience d'un foyer, ce serait peut être mieux qu'à la maison. Peut être elle veut bénéficier des avantages du foyer ET de la maison. Bref avec le temps le ressenti contre ses parents se calme et la relation se renoue.

La dernière année de l'école obligatoire est fini et c'est le SEMO (semestre de motivation) qui est choisi pour l'orientation. Le but du SEMO est d'encourager les enfants à chercher un apprentissage en les soutenant et formant pour leur CV, candidatures etc...

Un stage a été trouvé à 2 km du domicile. Les éducateurs du foyers voyaient que ce serait une bonne occasion pour Tina de revenir quelques jours à la maison pour bénéficier de la proximité du domicile.

MAIS cela n'a pas été accepté. L'assistante sociale du SPJ a refusé. Tina a lors monter tout un stratagène difficilement imaginable même dans un film. Elle a cherché dans ses connaissances qui pourrait l'héberger. Une amie de 24 ans accepte de l'héberger. Tina fait donc une demande au foyer pour dormir chez cet amie durant son stage.  L'assistante sociale accepte que Tina qui est sous la protection de la jeunesse dorme chez cet amie que les parents ne connaissaient pas. Les parents signalent au foyer qu'il sont en désaccord avec le fait que leur fille dorme chez cet inconnue.

Pas de réponse du foyer

Par contre Tina vient dormir chez ses parents. Contre l'avis de l'assistante sociale du SPJ. Durant toute la semaine, elle est motivée par ce stage dans un EMS, elle se lève trés tôt.

Le weekend qui suit, Tina doit encore faire une demie journée de stage le samedi matin. Elle demande au foyer de dormir chez ses parents. C'est acceptée.

Depuis elle ne retourne plus au foyer. Un avis de fugue est lancé. Tina ne veut plus retourner au foyer. Evidement ses parents ne peuvent pas rejeter et la mettre à la porte.

On se trouve dans une situation ou le SPJ pour la toute puissance d'une assistance social refuse qu'une fille retourne à la maison chez ses parents, elle a préféré l'envoyer dormir chez une inconnue.

Conclusion : Le SPJ a certaine logique qui sont de toute façon contre les parents mais qui peut aussi être parfois contre les enfants aussi. Raison financière ? Peut être. Plus on a de travail plus on a de l'importance même si on fait n'importe quoi.

A ce jour Tina est toujours en fugue chez ses propres parents.

Avez vous des situations similaires à raconter au sujet du SPJ ?

Promotion : la cérémonie traditionnelle de fin de scolarité


En Suisse et particulièrement dans le canton de Vaud, il est une tradition qui marque la fin de la scolarité obligatoire : la promotion. Non une promotion n'est pas un mot qu'on utilise pour marquer un prix réduit ou une action commerciale dans un supermarché.

La salle est comble avec  400 à 500 personnes. Les élèves sont tous trés bien habillés. C'est une cérémonie festive pendant laquelle les élèves reçoivent leur certificats. C'est l'évènement de fin d'année. Chacun est nerveux et enthousiaste.

Si il y a bien un moment pendant lequel on peut ressentir un 'choc culturel' c'est bien pendant cette cérémonie. Déjà en France quand on reçoit un diplôme il n'y a tout simplement pas de cérémonie. Ensuite cette cérémonie est parsemée de discours d'un autre âge commençant par : "Chers élèves, chers parents, cher amis, chers conseillers chers ..." puis des phrases d'une banalités platoniques. Les discours étaient généralement écrits et lus.

La cérémonie commence par le discours du directeur de l'école, puis chaque classes passe. Le professeur principal de la classe fait un discours en félicitant les élèves. Puis chaque élèves reçoit son certificat. Et une photo est prise de la classe. Certains élèves reçoivent un prix. Tel reçoit un prix pour ses résultats excellent en math, un autre pour ses progrès et ses effort. Ces prix sont sponsorisés par des entreprises. On a l'impression d'être dans une compétition sportive parfois !!!

Aprés une pause musicale fait par des élèves, on passe à une classe suivante.

Une grosse différence culturelle que j'ai noté par rapport à la France est qu'on essaye de valoriser le positivisme. En France on essayent au contraire de valoriser l'esprit critique. La France est un pays de râleurs est on comprend pourquoi. Râler c'est avoir un esprit critique donc c'est bien. Le cliché des français faisant toujours grève vient de là.

Une autre grosse différence est qu'à 16 ans la majorité des élèves sortent du système scolaire. En France plus de 80% passent le bac et essayent de continuer des études avec plus ou moins de succes. Mais c'est normal d'entrer dans le monde du travail à 16 ans. L'apprentissage est la voie royale avec un système moitié en entreprise et moitié avec des cours donne un diplôme qui ouvre au monde du travail. Le jeune vers 18 ou 19 ans aura non seulement un diplôme CFC mais saura travailler. Il est difficile de transposer un CFC avec un diplôme français. C'est à la fois un CAP, un BEP, un Bac pro et un DUT/BTS. C'est une diplôme professionnel. Et pour ceux qui veulent continuer des études des passerelles existent pour entrer en Gymnase (lycée) et continue des études plus générales.

Participer à une promotion c'est plonger dans la culture suisse et vaudoise. Il n'y a pas de promotions dans tous les cantons suisses.  La culture suisse est française semble proches car ils partagent la même langue c' est un lien fort. Mais il y a de profondes différences qui montent à la surface. Ces différences ne sont pas visibles au premier regard. Elle sont cachées et se révèlent parfois. Parfois pas. On les ressent sans trop savoir les identifier.