Au revoir gnusocial


Le 15 juin je ferme mon compte Gnusocial . kris@herds.eu Je l'utilisais de moins en moins et il est temps de couper cette vieille branche. Un de mes défauts est d'être trop conservateur et de garder de vieux comptes. Je me disperse et mon énergie est dilué au lieu d'être concentrée vers quelques projets ou orientations importantes.

Quelques défauts de Gnusocial

Gnusocial n'est plus développé ou presque plus. On parlait d'y intégrer ActivityPub mais on attend toujours. Gnusocial n'a pas changé depuis des années. La masse est venu sur Mastodon . Mastodon a réussi à populariser aprés Diaspora l'usage de réseaux décentralisés. Au niveau confidentialité, Gnusocial n'est pas le meilleur outil. En effet on ne maitrise pas les photos ou messages envoyés sur les autres serveurs. Par exemple aprés le 15 juin, je suis sûr de trouver sur d'autres serveurs mes anciens messages. Bon avec le temps ils vont disparaitre mais ce serait bien que si je supprime mon compte, tous mes messages soit supprimés non seulement sur le serveur sur lequel je suis mais encore sur toute la fédération.

Un autre défaut que je reproche à Gnusocial est l'usage mobile. Les applications compatible sont compliquées et je n'ai jamais réussis à vraiment les prendre en main. J'utilisais AnsStatus mais à part lire les messages et envoyer un message à tous, je n'ai jamais réussi à savoir comment suivre ou pas un compte. J'ai trouvé que cette appli était confuse. J'ai trés bien réussi par contre à prendre en main Tusky mais qui ne fonctionne pas avec gnusocial.

Gnusocial a été un beau projet

Autrement Gnusocial a été un beau projet. Il s'installait relativement facilement sur un serveur LAMP même mutulisé, c'était le premier vrai logiciel à fédérer. Quand je parle Gnusocial j'inclus StatusNet.

Petit rappel en 2008 lancement de Identi.ca par des investisseurs une alternative à Twitter. En 24 heures plus de 8000 comptes sont inscrits. En 2009 Status.net propose des microblog sous le nom de domaine status.net. On pouvait ainsi avoir un site nom.status.net qui était en fait un petit twitter. C'est la première fois que des réseaux sociaux pouvaient communiquer entre eux. Evidement Status.net pouvait s'installer sous n'importe quel domaine. En 2013 Evan Prodromou le fondateur annonce la fermeture de Identica. Il se lance dans un nouveau projet Pump.io. Peu de temps aprés la commununauté GNU reprend le source avec le nom Gnusocial.

Hubzilla

Par contre je continue à utiliser Diaspora et surtout Hubzilla avec le compte chrisfr@gerzilla.de ( https://gerzilla.de/channel/chrisfr ). Vous pouvez ajouter mon compte depuis n'importe quel réseau Mastodon, Gnusocial, Friendica ou Diaspora etc... Je me concentre donc sur Hubzilla qui à mon avis est vraiment un projet d'avenir. La grosse force de Hubzilla est la confidentialité et l'identité nomade. Par contre il y a encore des progrès dans l'ergonomie et la simplification d'usage. Je rêves des petits Hubzilla léger et simples. Un pour du microblog, un autre pour du cloud, un autre pour le partage de photo, un autre pour du réseau social, un autre en tant que module de commentaire  intégrable à la façon disqus. Bref je rêve. En attendant Hubzilla est un outil à faire tout : Blog, wiki, photos, réseau social, espace de partage de fichier et de synchronisation et j'en oublie.

Résultat comparatif réseaux sociaux fédérés

Voici une notation des outils de réseaux sociaux libres. Les critéres étant définis dans l'article précédent , voici les résultats


Gnusocial Diaspora friendica Hubzilla pumpio movim
critères note sur 10





Simplicité d'usage 7 7 3 4 6 2
fonctionalité 4 5 8 9 3 2
confidentialité 2 6 8 8 3 5
popularité 3 10 2 2 2 1
esthétisme 7 6 2 5 4 3
installation 7 2 8 8 1 2
interopérabilité 3 5 8 5 1 2
Dynamisme 3 7 6 7 2 5

36 48 45 48 22 22



Quelques remarques

Ce serait intéressant de faire cette notation à plusieurs.

Gnusocial baisse car il évolue peu tant dans son utilisation que dans ses fonctionalités

Diaspora arrive sans surprise en numéro un mais hubzilla arrive avec une trés bonne note étonnament.

La surprise arrive de Hubzilla.

Voici donc le classement :

Numéro 1 : Diaspora. C'est le réseau social le plus connu et le plus utilisé. Il est simple d'utilisation mais toujours difficile à installer.

Numéro 2 : Hubzilla. Le petit nouveau issu de redmatrix ne se classe pas dans la catégorie réseau social mais vise plus haut. Il a su donner une meilleur image tout en conservant les anciens points fort de redmatrix.
On n'aime pas sa complexité toujours trop grande et sa faible popularité. Mais on aime l'identité nomade, son ouverture avec diaspora et la fédération, le dynamisme de sa communauté, la facilité d'installation et sa vision.

Numéro 3 : Friendica qui est trés ancien et toujours dynamique. Son gros point faible est son thème de base qui est vraiment trés moche et qui rebutera plus d'un.

Numéro 4. Gnusocial : En baisse. Il est simple à installer et à utiliser en plus d'être joli grace au thème qvitter. Mais on a l'impression qu'il y a peu d'évolution. De nombreuses personnes s'y sont inscrites mais n'ont jamais utilisés cet outils. L'accueil des nouveaux reste un grand point faible. Un petit groupe d'utilisateur francophone reste entre geeks. On sera aussi déçu par l'interopérabilité car on attend toujours une communication avec diapora ou friendica. Cela devrait venir mais à force d'attendre on n'y croit plus.

Numéro 5 : Pumpio. On aurait pu être séduit pas sa simplicité et sa performance. Mais l'interface reste en anglais on ne voit pas venir de nouvelles fonctionnalités depuis que son concepteur l'a laissé tomber. On peut penser qu'il va suivre le chemin de gnusocial c'est à dire végéter gentillement.

Numéro 6 : Movim. Malgrés quelques améliorations, je n'ai toujours pas été séduit par ce réseau révolutionaire. Son ergnomie bizarre à du mal à passer et on ne comprends pas trop comment il fonctionne. Sa communauté est réduite trop réduite.

vie et mort des réseaux sociaux

Hier une mise à jour de gnusocial ne s'est pas bien passé. J'avais installé une instance que j'utilisais en alternative à twitter. Cela marchait assez bien. ET la mise à jour a donné une page blanche. Alors peut être cette instance va mourrir par manque de motivation pour son administrateur de chercher à le réparer. Et pour mes contacts je vais devenir mort.  Et je me suis posé la question que se passerait il si j'avais invité 10 personnes ou peut être plus 100 utilisateurs. Ils auraient perdu leurs contacts et serait donc mort.

On fête les 1 an de Framasphere , le pod diaspora francophone qui a le plus de succes.

Je vais traiter trois niveaux de vie et de mot. Celui d'un contact, celui d'un pod/instance/hub et enfin celui d'un protocole voir d'un type de réseau social.

Les réseaux sociaux fédérés arrivent doucement sur internet. Il faudra encore du temps avant qu'ils se fassent connaitre par le grand public mais déjà on se souvient de myspace qui avait eu son heure de gloire puis ce réseau est passé de mode. Facebook est maintenant depuis plusieures années le réseau sur lequel il faut être. Google n'a pas réussi à le détrôner et twitter a quelques difficulté à avoir le grand public.

L'idée d'avoir un réseau social sur plusieurs serveurs est assez ancienne. On prend l'exemple des emails qui communiquent entre eux quelque soit le serveur. Les utilisateurs de gmail peuvent aussi communiquer avec ceux de yahoo et pourquoi les utilisateurs de facebook ne peuvent pas communiquer avec ceux de google + ? Car chacun veut avoir le plus de monde chez soit pour vendre plus de publicité.

Le premier réseau social fédéré a été statusnet. Vous vous souvenez peut être de identi.ca l'alternative à twitter. Puis est venu diaspora. Friendica a eu une progression moins connu pourtant c'est peut être le réseau le plus abouti en terme de fonctionnalité. Redmatrix et hubzilla est peut être le futur car il nous propose une identité nomade,

Vie d'un contact
Ma réflexion de départ a été basé sur mon expérience personnelle sur gnusocial . J'ai remarqué que de nombreuses personnes n'étaient pas actives aprés leur inscriptions ou si ils essayaient le réseau et aprés un temps pour une raison ou une autre, il arrêtaient. Dans ma liste de contacts, il y a donc quantité de contacts 'mort'. Aucun outil n'existe pour faire le ménage. Alors c'est manuellement qu'il faut regarder si chaque contact est encore actif et sinon le supprimer. Gnusocial classe les contacts par date mais ce n'est pas le cas de friendica ni de diaspora.


Vie d'une instance
Je vais continuer ma réflexion en restant sur un groupe de réseau par exemple friendica. Je me souviens à mes début sur ce réseau un gros serveur avait brusquement arrété. Souvenez vous d'identica qui a migré sur pumpio. Les liens ont été perdu et nombres d'utilisateurs n'ont pas suivi et sont passé sur diaspora. Que faire quand un serveur s'arrête ? Il y peu de serveurs moyen ou gros, la plupart sont des petits serveurs personnelles. Il faut gérer, cela coût du temps de l'argent. Les réseaux libre et fédéré c'est bien mais qui peut proposer à tous le monde un compte gratuitement ? Framasoft le fait mais j'imagine qu'il n'a pas vocation à avoir la France entière voir le monde comme Facebook. L'idée de ce genre de réseau est justement d'avoir de petits serveurs qui communiquent entre eux. Mais que se passent il quand ils meurent ? Il faut se réinscrire et recommencer à ajouter des contacts.

Il est clair que ces petits pod/serveurs/hub sont assez fragiles et ont une durée de vie assez faible.

Une piste de solution pourrait reposer dans l'identité nomade mis en place avec redmatrix qui devient hubzilla.

Vie d'un protocole
On peut poursuivre la réfléxion en réalisant que finalement tous ces réseaux voir ces groupes de réseaux sont en fait des protocoles. Et même ces protocoles peuvent mourir et être remplacé par d'autres. J'ai lu quelque part que Evan ne poursuit plus le développement de pumpio. C'est comme si aprés quelques années on laisse tomber pour faire autre chose. Statusnet --> pumpio --> autre chose. Et les utilisateurs peuvent suivrent ou pas, migrer vers autre chose ou pas. Toute chose a une fin. Pourtant le protocole du courriel est encore bien vivant dans le monde d'internet. Facebook ne l'a pas encore tué. Il faut regarder les société de marketing par email pour se dire que l'email n'est pas mort.