L'exemple de l'Islande

On connaissait déjà l'Islande pour l'annulation de la dette voté par référendum par le peuple. C'est les pays européens qui rèvent d'un tel niveau de démocratie.
Frosti Sigurjonsson. cet entrepreneur et économiste avait déjà été l'un des artisans du processus d'annulation de la dette immobilière des ménages lance une proposition.D'après une étude de quatre économistes de la banque centrale, le pays en a connu depuis 1875 plus de 20 crises graves environ tous les 15 ans

Pour M. Sigurjonsson, le problème vient de l'emballement du crédit chaque fois que l'économie accélère. La Banque centrale d'Islande n'arrive pas à l'endiguer et il dégénère en inflation, prise de risque exagérée et spéculation, menace de faillites bancaires et interventions étatiques coûteuses.

En Islande comme dans toutes les économies de marché modernes, la banque centrale contrôle la création de monnaie en pièces et billets, mais pas toute la création de monnaie, qui intervient dès qu'une banque commerciale accorde un crédit. Elle ne peut que tenter de l'influencer par ses outils de politique monétaire.

La proposition est de mettre fin au privilège concédé à des acteurs privés, en faveur d'une architecture dirigiste appelée "système de monnaie souveraine".

La banque centrale déterminerait le rythme de la création monétaire en fonction des besoins perçus de l'économie."Le pouvoir de créer la monnaie est maintenu séparé de celui de décider comment cette monnaie nouvelle est utilisée", a souligné M. Sigurjonsson. Et "comme pour le budget de l'État, le Parlement débattra de la proposition du gouvernement pour l'allocation de la nouvelle monnaie".


La Banque Nationale Suisse a menti

Thomas Jordan le président de la BNS a menti.

Ce qu'il s'est passé hier (15 janvier 2015) n'a pas été seulement un crash boursier local, et une augmentation de la valeur du franc suisse de 20% en une heure, mais une décrédibilisation de la BNS.

En effet son président avait répété "JAMAIS LE PLANCHER NE CEDERA*.

Voila les spéculateurs ont gagné. Les marchés ont gagné. L'humain est devenu trop petit devant la machine.

Voici un article que j'ai beaucoup aimé sur le sujet. J'en copie quelques extrait. Et je vous donnerais un lien pour le lire en entier.

Le problème n’est pas tant le fait que la BNS supprime le plancher, c’est surtout la manière dont ça a été fait. Je sais bien que nos stars de la finance bernoise pensent que c’était nécessaire de prendre tout le monde par surprise, mais personnellement, je crois que c’était complètement idiot, ridicule, stupide et que ce fût une grosse connerie. Il ne faut pas me dire que de baisser le plancher de 1.2 à 1.15 pendant un mois puis de 1.15 à 1.10 pendant un autre mois, aurait changé quelque chose. Cela aurait réduit la volatilité, permis au marché des actions d’assimiler la nouvelle et de limiter la casse. Et puis surtout, venir mentir aux médias pendant des semaines en faisant les malins, c’est pathétique. Alors ooouuuuiiii, cette stratégie n’était plus tenable et le bilan de la BNS ne pouvait plus la supporter. Mais alors quoi ? La BNS est un Hedge Fund qui a une vision à court du marché ? Ah ben, la réponse est contenue dans la question…
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dorénavant plus personne ne pourra dire que les Suisses sont xénophobes, puisque l’on vient d’augmenter les salaires de 20% pour 280’000 frontaliers.
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Et le FT se demande : « Est-ce que l’annonce de la BNS ne pose pas un problème de crédibilité pour la Suisse ? » – la réponse est oui, mais ça ne semble ne pas poser de problème à nos stars de la finance à nous.

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