vie et mort des réseaux sociaux

Hier une mise à jour de gnusocial ne s'est pas bien passé. J'avais installé une instance que j'utilisais en alternative à twitter. Cela marchait assez bien. ET la mise à jour a donné une page blanche. Alors peut être cette instance va mourrir par manque de motivation pour son administrateur de chercher à le réparer. Et pour mes contacts je vais devenir mort.  Et je me suis posé la question que se passerait il si j'avais invité 10 personnes ou peut être plus 100 utilisateurs. Ils auraient perdu leurs contacts et serait donc mort.

On fête les 1 an de Framasphere , le pod diaspora francophone qui a le plus de succes.

Je vais traiter trois niveaux de vie et de mot. Celui d'un contact, celui d'un pod/instance/hub et enfin celui d'un protocole voir d'un type de réseau social.

Les réseaux sociaux fédérés arrivent doucement sur internet. Il faudra encore du temps avant qu'ils se fassent connaitre par le grand public mais déjà on se souvient de myspace qui avait eu son heure de gloire puis ce réseau est passé de mode. Facebook est maintenant depuis plusieures années le réseau sur lequel il faut être. Google n'a pas réussi à le détrôner et twitter a quelques difficulté à avoir le grand public.

L'idée d'avoir un réseau social sur plusieurs serveurs est assez ancienne. On prend l'exemple des emails qui communiquent entre eux quelque soit le serveur. Les utilisateurs de gmail peuvent aussi communiquer avec ceux de yahoo et pourquoi les utilisateurs de facebook ne peuvent pas communiquer avec ceux de google + ? Car chacun veut avoir le plus de monde chez soit pour vendre plus de publicité.

Le premier réseau social fédéré a été statusnet. Vous vous souvenez peut être de identi.ca l'alternative à twitter. Puis est venu diaspora. Friendica a eu une progression moins connu pourtant c'est peut être le réseau le plus abouti en terme de fonctionnalité. Redmatrix et hubzilla est peut être le futur car il nous propose une identité nomade,

Vie d'un contact
Ma réflexion de départ a été basé sur mon expérience personnelle sur gnusocial . J'ai remarqué que de nombreuses personnes n'étaient pas actives aprés leur inscriptions ou si ils essayaient le réseau et aprés un temps pour une raison ou une autre, il arrêtaient. Dans ma liste de contacts, il y a donc quantité de contacts 'mort'. Aucun outil n'existe pour faire le ménage. Alors c'est manuellement qu'il faut regarder si chaque contact est encore actif et sinon le supprimer. Gnusocial classe les contacts par date mais ce n'est pas le cas de friendica ni de diaspora.


Vie d'une instance
Je vais continuer ma réflexion en restant sur un groupe de réseau par exemple friendica. Je me souviens à mes début sur ce réseau un gros serveur avait brusquement arrété. Souvenez vous d'identica qui a migré sur pumpio. Les liens ont été perdu et nombres d'utilisateurs n'ont pas suivi et sont passé sur diaspora. Que faire quand un serveur s'arrête ? Il y peu de serveurs moyen ou gros, la plupart sont des petits serveurs personnelles. Il faut gérer, cela coût du temps de l'argent. Les réseaux libre et fédéré c'est bien mais qui peut proposer à tous le monde un compte gratuitement ? Framasoft le fait mais j'imagine qu'il n'a pas vocation à avoir la France entière voir le monde comme Facebook. L'idée de ce genre de réseau est justement d'avoir de petits serveurs qui communiquent entre eux. Mais que se passent il quand ils meurent ? Il faut se réinscrire et recommencer à ajouter des contacts.

Il est clair que ces petits pod/serveurs/hub sont assez fragiles et ont une durée de vie assez faible.

Une piste de solution pourrait reposer dans l'identité nomade mis en place avec redmatrix qui devient hubzilla.

Vie d'un protocole
On peut poursuivre la réfléxion en réalisant que finalement tous ces réseaux voir ces groupes de réseaux sont en fait des protocoles. Et même ces protocoles peuvent mourir et être remplacé par d'autres. J'ai lu quelque part que Evan ne poursuit plus le développement de pumpio. C'est comme si aprés quelques années on laisse tomber pour faire autre chose. Statusnet --> pumpio --> autre chose. Et les utilisateurs peuvent suivrent ou pas, migrer vers autre chose ou pas. Toute chose a une fin. Pourtant le protocole du courriel est encore bien vivant dans le monde d'internet. Facebook ne l'a pas encore tué. Il faut regarder les société de marketing par email pour se dire que l'email n'est pas mort.