Adolescent adopté

Rédigé par chris - -
Quand on a des ados en crise, il est rare que la mère ait le sentiment que la transmission ne se fait pas. Il reste toujours des points de complicité. Dans la défaite de cette femme, il y a un désarroi lié au fait que l'enfant adopté cherche à devenir étranger. Et il y parvient, même s'il est le premier à en souffrir. La mère ne peut pas comprendre la mendicité, la délinquance, la drogue, la nymphomanie, les scarifications .

On a peur qu'il ne parte, qu'il ne réclame d'être mis en pension, c'est-à-dire symboliquement remis à l'orphelinat.

Quand, enfin, les ados se retournent contre leur père adoptif et le rejettent, l'accusation de pédophilie ou de maltraitance est très fréquente. Rien de tel pour démolir un couple!

Ce qui me frappe surtout, c'est l'étrange rapport à l'argent qu'ont les enfants adoptés. Moins on a d'hérédité, plus on a envie d'héritage. Alors, parfois, ils volent, comme bien des adolescents qui vont mal, mais à leur façon à eux. Par exemple en filmant la maman qui va chercher de l'argent pour en connaitre le code de la carte bancaire puis en allant retirer de l'argent avec cette carte et la laissant par terre faisant croire qu'elle était perdu. Ou bien en prenant les bagues en or de mariage.

Pour certains, il semble évident qu’un adolescent adopté ne peut aller bien, ne peut être serein dans son esprit, et que cette période, déjà critique pour le tout venant, le sera encore plus quand on est élevé par des parents adoptifs.

vols, mensonges, fausses signatures, carnets de correspondance détournés arrogance envers les enseignants, oppositions, provocations, non-respect des horaires, refus absolu de céder, de se taire  comportement agressifs et violents,  non respect systématique des règlements, des interdits

En famille
opposition systématique, violence verbale, agressivité, non respect des règles de vie commune, vols dans le porte-monnaie familial, vols d'objets revendus à l'extérieur "bordel" absolument insupportable, indescriptible, dans les chambres, à l'image de leur désorganisation psychique. attirance pour les spectacles d'horreur, de mort, de violence, les décors noirs, automutilations éventuellement, scarifications, etc.  violence physique contre les parents, notamment la mère  boulimie, anorexie, TS, alcoolisme, toxicomanie.

Autre articles sur l'adoption

Automutilation

Rédigé par chris - -
L'automutilation est un problème sous-estimé. Pourtant, il toucherait un nombre croissant d'adolescent et de jeunes adultes, essentiellement des femmes. Plus d'un jeune sur dix serait concerné.

En français, on parle « d’automutilation » pour désigner les blessures et atteintes corporelles que l’on s’inflige à soi-même. Le terme n’est peut-être pas le plus adéquat On peut aussi utiliser le mot d'autoblessure.

L’autoblessure est un trouble, au même titre que l’anorexie, la boulimie…

L'automutilation consiste, comme son nom l'indique, à s'infliger des blessures de manière intentionnelle. Cela passe par de petites coupures avec un rasoir ou un cutter, des brûlures, des morsures… L'ado s'impose généralement cette souffrance à l'abri des regards de son entourage, en se cachant dans sa chambre ou la salle de bain. Ces blessures pratiquées de manière répétée n'ont pas pour objet d'attirer l'attention, mais semble-t-il de permettre de contrôler ses émotions, ses angoisses, ses colères… à moins qu'il ne s'agisse d'un moyen de se réapproprier son corps.

Les personnes qui souffrent de ce trouble se blessent physiquement, de différentes manières. La coupure serait la pratique la plus utilisée, mais ce n’est pas la seule.

Généralement, l'automutilation s'atténue avec l'âge, et disparaît après quelques années.
l’autoblessure peut être une façon de transformer la douleur psychique en une douleur physique qu’on a la sensation de pouvoir contrôler. Finalement, s’infliger ces blessures, c’est une manière de « prendre possession de sa peau », d’essayer de reprendre le contrôle sur des choses que l’on subit.

l’autoblessure a également quelque chose à voir avec un « état dissociatif », une « dépersonnalisation » : on n’est plus soi-même pendant l’acte.

Au départ la scarification apparaît pour soulager la douleur psychologique, elle rend aussi « prisonnier » — c’est l’engrenage, l’escalade : les temps d’autoblessure prennent de plus en plus de place, de plus en plus d’importance. L’autoblessure n’est en aucun cas anodine : lorsque l’on se blesse, que l’on est violent envers soi-même, c’est que l’on souffre, que l’on est atteint par des angoisses importantes.

Lire aussi l'article sur les troubles de l'attachement

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