Interdiction de la mendicité dans le canton de Vaud

Vaud interdit la mendicité. Le Grand Conseil vaudois a voté mardi de justesse une initiative UDC qui réclame une interdiction sur tout le territoire cantonal. Le texte prend force de loi. Il ne devrait pas y avoir de votation populaire.


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Désormais, chaque mendiant écopera d’une amende de 50 à 100 francs. Les policiers pourront confisquer immédiatement l’argent récolté par les mendiants, à titre d’avance sur amende. Si quelqu’un envoie mendier des enfants ou des personnes dépendantes, ou organise un réseau de mendicité, il sera puni d’une amende de 500 à 2000 francs. Dans son contre-projet, le Conseil d’Etat prévoyait 10 000 francs contre ceux qui envoient mendier des enfants et soulignait que l’interdiction générale décidée à Genève est un échec.

On peut se poser la question sur l'utilité de donner une amende à un mendiant qui par définition n'a pas d'amende. Comment va-t-il payer son amende ? Va-t-il mendier pour pouvoir rembourser cette amende.

A genève la mendicité est interdite depuis 2008, les amendes contre les mandiants n'ont pas réussit à faire résoudre le problème. Lire l'article.
Dans ce canton l'amende est de 100Frs plus 100Frs de frais divers soit 200Frs de punition.

Les amendes non payées sont susceptibles d’entraîner de la prison. Le 4 avril 2014, la Chambre d’appel et de révision de la Cour de justice a condamné une cliente de l’avocate à 500 francs d’amende pour mendicité, ou 5 jours de prison en cas de non-payement, ceci après avoir réduit des milliers de francs de contraventions à cette somme. Interpellée en mars de cette année, cette femme a alors été écrouée, indique l’ancienne présidente de Mesemrom.

On peut mieux comprendre pourquoi les prisons suisses sont pleines.