Europe : du rève au cauchemar

La création de l'Union Européenne est un rève.

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, certains ont révé d'une Europe libre paisible et prospère. Ce rève s'est réaliser avec la création de l'Union Européenne
1951 : la communauté européenne du charbon et de l'acier est le début de l'Union avec 6 pays fondateurs
1957 : Communauté Economique Européenne CEE, le marché commun est né avec la libre circulation des personnes. De nouveaux pays se joignent progressivement.
1992 Union Européenne. Avec un marché unique avec le lancement de la monnaie Euro.
2002 l'Euro se concrétise avec l'usage réel.

Les frontières tombent, un grand pays est né. 

Pourtant la réalité n'est pas si rose. L'Union Européenne est complexe. Entre la commission, le parlement et le conseil, on ne comprend pas bien qui fait quoi. Des directives arrivent et doivent être appliqués par les gouvernement. On ne comprends pas trop comment diriger ce navire. On nous présente l'Europe comme la protection face à la mondialisation mais les produits extérieurs arrivent et concurence directement les industries locales. Evidement les salaires, les charges et les normes de ces produits ne sont pas les mêmes. Résultat de nombreuses entreprises ne peuvent pas lutter et ferment. Le chômage augmente. Les dettes augmentent. On accuse l'Europe mais les politiques continue le même discours en disant que l'Europe va conduire à la croissance donc à la prospérité et au plein emploi.

Le problème de l'Europe est son incapacité à évoluer. Devant un grand nombre de nations différentes, il est impossible de contenter tout le monde.

Les nations européennes ont perdus leur indépendances en adoptant l'euro. Leurs dettes augmentent et la politique d'austérité a pour résultat un apauvrissement générale et une augmentation des inégalités.

2005 : Le vote pour la constitution européenne refusé par le peuple français fut un déclencheur. Le vrai visage de l'Europe allait se montrer. Un tour de passe passe et le même texte a été adopté avec de léger changement mais sans vote populaire. Sarkozy a été à l'oeuvre en imposant un traité contre l'avis du peuple.

L'Union Européenne devient de plus en plus antidémocratique.

Actuellement le visage dictatoriale ne se cache plus. L'Europe est devenu un cauchemar pour la Grèce. Après des années d'austérité qui a conduit l'économie au fond avec une crise humanitaire sans précédant, ce pays a été obligé de continuer sur la même voie malgrés un référendum stipulant le contraire.


Actuellement la Grèce en est le révélateur mais que va-t-il se passer demain en France. Diminution des salaires, diminution des retraites et prestations sociales, précarités, privatisations des biens publiques. Les politiques ont perdus leur pouvoir. Il est étonnant de voir que beaucoup pensent encore qu'un président ou un parti peu changer quelque chose. En fait quelque soit le parti politique, la conduite à tenir est la même : obéir aux règles de Bruxelles. Les nations ont perdus leur souverainetés et la démocratie est morte.

L'Europe est devenu un cauchemar

Vladimir Pozner: adieu aux illusions


Vladimir Pozner Qui est cet homme qui raconte dans ses mémoires quʹil a travaillé à son insu pour le KGB, qui rejette toujours le capitalisme, mais rêve dʹune Russie enfin démocratique, qui aime à la fois New York et Moscou et se sent, au final, américain plutôt que russe? Est-il intouchable ? Et si oui, pourquoi? Passeur entre la Russie et lʹOccident, rencontré à Genève, Vladimir Pozner, pour "Le grand entretien" de ce jour, donne quelques éléments de réponse à nos questions, dans un français impeccable qui lui permet toutes les nuances.
Selon lui le régime communiste en Union Sovietique n'était pas un régime communiste mais un régime dictatorial. La Suéde est beaucoup plus communiste que la Russie de l'époque
A la fois américain, russe et parfaitement bilingue, Vladimir Pozner est une star au pays de Poutine. Et cʹest en français quʹil évoque un parcours unique, fait dʹaudace, dʹintelligence, de compromis et dʹun talent certain pour convaincre et séduire.
Né à Paris en 1934, dʹune mère française et catholique et dʹun père soviétique, juif et athée, Vladimir Pozner grandit à New York jusquʹà ce que la guerre froide oblige la famille à sʹexiler, dʹabord en RDA puis à Moscou. Pour le père de Vladimir, cʹest un retour aux sources et aux idéaux communistes. Pour la mère et le fils, qui a 19 ans, cʹest dʹabord un choc culturel. Le jeune homme ne remettra les pieds en Amérique que 38 ans plus tard.
Après des études à lʹuniversité, Vladimir Pozner devient journaliste, en dʹautres termes, avoue-t-il, propagandiste au service dʹune idéologie à laquelle il croit. Jusquʹau printemps de Prague et à lʹinvasion des troupes du pacte de Varsovie, première désillusion qui ébranle ses convictions. Aujourdʹhui, à près de 80 ans, Vladimir Pozner anime un show intitulé sobrement "Pozner", sur la première chaine dʹétat russe, dans lequel il reçoit une personnalité du monde politique ou culturel, russe ou internationale. Chaque semaine, "Pozner" réunit entre 7 et 10 millions de spectateurs malgré quelques propos bien sentis - et bien mesurés? - sur la politique du président Poutine qui ne semble pas être sa tasse de thé.

Référendum : le cauchemar européen

Depuis des années, la Grèce est le point faible de la zone euro. De plans d'aide en mesures d'austérités, la Grèce sombre dans la crise. Les plans d'aide imposés pas la Troika (FMI, Conseil de l'Europe et BCE) font plonger le pays dans une dépression et un apauvrissement de la population sans fin. Cette dépression a pour conséquence de faire augmenter le déficite et la dette. Pour rembourser la dette la Grèce ne peut plus s'en sortir seul mais a besoin d'aide.



Le mot aide n'est en fait pas une aide. Les économistes sont d'accord pour dire que les plans d'austérités imposés n'ont pas aidé le pays. au contraire ils ont fait plongé l'économie encore plus profondément.

A chaque fois qu'on entend parler de la Grèce c'est toujours en terme de drame ou d'ultimatum. D'un coté on nous dit que la Grèce est en faillite car la dette est trop lourde et devient impossible à rembourser et d'un autre on nous dit aussi que les greques veulent rester dans l'euro. Ne faudrait-il pas choisir ?

Fin juin 2015 aprés de nombreuses séances de discussions. Le premier ministre élu pour ne pas imposer plus de mesures d'austérités est forcé à accepter des mesures d'austérités supplémentaires contraire à la politique pour laquelle il avait été élu il y a quelques mois.

Il décide alors de faire un référendum pour demander l'avis du peuple. La question ressemblera peut être à : voulez vous accepter les mesures d'austérités en échange de plan d'aide accordé par l'Europe. La décision de faire un référendum est plus que logique. C'est évidement au peuple de décider. Le problème c'est que si Siriza a été élu c'est pour avoir moins d'austérité mais aussi de rester dans la zone euro. La Grèce ne veut pas sortir de l'euro. Mais est ce possible ?

La pensée unique du moment est de dire que si la Grèce sort de l'euro ce sera la catastrophe. Cela déstabilisera cette monnaie qui se veut solide. On nous dit que ce serait domageable pour l'Europe et c'est bien compréhensible mais que ce serait aussi une catastrophe pour la Grèce. Et c'est cela que je ne comprends plus. La Grèce peut elle aller pire ? Au contraire en sortant de la zone euro la Grèce pourrait retrouver une souveraineté et une meilleur marge de manoeuvre pour sortir de la crise.

En sortant de l'euro, la Grèce pourrait dévaluer sa monnaie. Ses entreprises deviendraient plus compétitives et cela favoriserait l'emploi. La Banque centrale pourrait injecter de la monnaie pour pouvoir payer les fonctionnaires et cela redonnerait du souffle à l'économie. Actuellement avec la déflation, la monnaie ne circule plus.

Avec l'idée de référendum, le premier ministre qui semblait perdant en acceptant des mesures d'austérités imposées par l'Europe et les Banques (FMI/BCE) ne s'en sort pas si mal. L'Europe a une peur du référendum. L'Europe ne veut pas demander l'avis du peuple mais imposer ses idées et sa volonté aux peuples. On se souvient de 2005 ou un référendum a tout fait capoter. Depuis 2005 l'Europe ne fonctionne plus. Elle était un rêve elle est devenu un cauchemar.

Tant que référendum et Europe ne vont pas marcher ensemble dans le même but, l'Europe ne sera pas la construction de paix initialement prévue. Le Trilème européen devient aujourd'hui évident. Etat souverain - démocratie - zone euro de ces trois notions une est de trop à vous de chosir.

La Russie cherche à déstabiliser l'Europe

Les eurodéputés socialistes et radicaux font allusion à l'affaire des emprunts russes du Front National et demandent une législation qui interdise le financement de partis politiques de l'Union européenne par l'étranger. L’interview de l'eurodéputée socialiste Sylvie Guillaume est également vice-présidente du Parlement européen.
La Russie a une stratégie contre l'Union Européenne. Le FN est financé par la Russie qui a besoin d'une Europe faible.

Extrait de l'émission Forum diffusé sur la Radio Suisse le 12 Juin 2015

L'exemple de l'Islande

On connaissait déjà l'Islande pour l'annulation de la dette voté par référendum par le peuple. C'est les pays européens qui rèvent d'un tel niveau de démocratie.
Frosti Sigurjonsson. cet entrepreneur et économiste avait déjà été l'un des artisans du processus d'annulation de la dette immobilière des ménages lance une proposition.D'après une étude de quatre économistes de la banque centrale, le pays en a connu depuis 1875 plus de 20 crises graves environ tous les 15 ans

Pour M. Sigurjonsson, le problème vient de l'emballement du crédit chaque fois que l'économie accélère. La Banque centrale d'Islande n'arrive pas à l'endiguer et il dégénère en inflation, prise de risque exagérée et spéculation, menace de faillites bancaires et interventions étatiques coûteuses.

En Islande comme dans toutes les économies de marché modernes, la banque centrale contrôle la création de monnaie en pièces et billets, mais pas toute la création de monnaie, qui intervient dès qu'une banque commerciale accorde un crédit. Elle ne peut que tenter de l'influencer par ses outils de politique monétaire.

La proposition est de mettre fin au privilège concédé à des acteurs privés, en faveur d'une architecture dirigiste appelée "système de monnaie souveraine".

La banque centrale déterminerait le rythme de la création monétaire en fonction des besoins perçus de l'économie."Le pouvoir de créer la monnaie est maintenu séparé de celui de décider comment cette monnaie nouvelle est utilisée", a souligné M. Sigurjonsson. Et "comme pour le budget de l'État, le Parlement débattra de la proposition du gouvernement pour l'allocation de la nouvelle monnaie".