Référendum : le cauchemar européen

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Depuis des années, la Grèce est le point faible de la zone euro. De plans d'aide en mesures d'austérités, la Grèce sombre dans la crise. Les plans d'aide imposés pas la Troika (FMI, Conseil de l'Europe et BCE) font plonger le pays dans une dépression et un apauvrissement de la population sans fin. Cette dépression a pour conséquence de faire augmenter le déficite et la dette. Pour rembourser la dette la Grèce ne peut plus s'en sortir seul mais a besoin d'aide.



Le mot aide n'est en fait pas une aide. Les économistes sont d'accord pour dire que les plans d'austérités imposés n'ont pas aidé le pays. au contraire ils ont fait plongé l'économie encore plus profondément.

A chaque fois qu'on entend parler de la Grèce c'est toujours en terme de drame ou d'ultimatum. D'un coté on nous dit que la Grèce est en faillite car la dette est trop lourde et devient impossible à rembourser et d'un autre on nous dit aussi que les greques veulent rester dans l'euro. Ne faudrait-il pas choisir ?

Fin juin 2015 aprés de nombreuses séances de discussions. Le premier ministre élu pour ne pas imposer plus de mesures d'austérités est forcé à accepter des mesures d'austérités supplémentaires contraire à la politique pour laquelle il avait été élu il y a quelques mois.

Il décide alors de faire un référendum pour demander l'avis du peuple. La question ressemblera peut être à : voulez vous accepter les mesures d'austérités en échange de plan d'aide accordé par l'Europe. La décision de faire un référendum est plus que logique. C'est évidement au peuple de décider. Le problème c'est que si Siriza a été élu c'est pour avoir moins d'austérité mais aussi de rester dans la zone euro. La Grèce ne veut pas sortir de l'euro. Mais est ce possible ?

La pensée unique du moment est de dire que si la Grèce sort de l'euro ce sera la catastrophe. Cela déstabilisera cette monnaie qui se veut solide. On nous dit que ce serait domageable pour l'Europe et c'est bien compréhensible mais que ce serait aussi une catastrophe pour la Grèce. Et c'est cela que je ne comprends plus. La Grèce peut elle aller pire ? Au contraire en sortant de la zone euro la Grèce pourrait retrouver une souveraineté et une meilleur marge de manoeuvre pour sortir de la crise.

En sortant de l'euro, la Grèce pourrait dévaluer sa monnaie. Ses entreprises deviendraient plus compétitives et cela favoriserait l'emploi. La Banque centrale pourrait injecter de la monnaie pour pouvoir payer les fonctionnaires et cela redonnerait du souffle à l'économie. Actuellement avec la déflation, la monnaie ne circule plus.

Avec l'idée de référendum, le premier ministre qui semblait perdant en acceptant des mesures d'austérités imposées par l'Europe et les Banques (FMI/BCE) ne s'en sort pas si mal. L'Europe a une peur du référendum. L'Europe ne veut pas demander l'avis du peuple mais imposer ses idées et sa volonté aux peuples. On se souvient de 2005 ou un référendum a tout fait capoter. Depuis 2005 l'Europe ne fonctionne plus. Elle était un rêve elle est devenu un cauchemar.

Tant que référendum et Europe ne vont pas marcher ensemble dans le même but, l'Europe ne sera pas la construction de paix initialement prévue. Le Trilème européen devient aujourd'hui évident. Etat souverain - démocratie - zone euro de ces trois notions une est de trop à vous de chosir.

L'exemple de l'Islande

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On connaissait déjà l'Islande pour l'annulation de la dette voté par référendum par le peuple. C'est les pays européens qui rèvent d'un tel niveau de démocratie.
Frosti Sigurjonsson. cet entrepreneur et économiste avait déjà été l'un des artisans du processus d'annulation de la dette immobilière des ménages lance une proposition.D'après une étude de quatre économistes de la banque centrale, le pays en a connu depuis 1875 plus de 20 crises graves environ tous les 15 ans

Pour M. Sigurjonsson, le problème vient de l'emballement du crédit chaque fois que l'économie accélère. La Banque centrale d'Islande n'arrive pas à l'endiguer et il dégénère en inflation, prise de risque exagérée et spéculation, menace de faillites bancaires et interventions étatiques coûteuses.

En Islande comme dans toutes les économies de marché modernes, la banque centrale contrôle la création de monnaie en pièces et billets, mais pas toute la création de monnaie, qui intervient dès qu'une banque commerciale accorde un crédit. Elle ne peut que tenter de l'influencer par ses outils de politique monétaire.

La proposition est de mettre fin au privilège concédé à des acteurs privés, en faveur d'une architecture dirigiste appelée "système de monnaie souveraine".

La banque centrale déterminerait le rythme de la création monétaire en fonction des besoins perçus de l'économie."Le pouvoir de créer la monnaie est maintenu séparé de celui de décider comment cette monnaie nouvelle est utilisée", a souligné M. Sigurjonsson. Et "comme pour le budget de l'État, le Parlement débattra de la proposition du gouvernement pour l'allocation de la nouvelle monnaie".


La Banque Nationale Suisse a menti

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Thomas Jordan le président de la BNS a menti.

Ce qu'il s'est passé hier (15 janvier 2015) n'a pas été seulement un crash boursier local, et une augmentation de la valeur du franc suisse de 20% en une heure, mais une décrédibilisation de la BNS.

En effet son président avait répété "JAMAIS LE PLANCHER NE CEDERA*.

Voila les spéculateurs ont gagné. Les marchés ont gagné. L'humain est devenu trop petit devant la machine.

Voici un article que j'ai beaucoup aimé sur le sujet. J'en copie quelques extrait. Et je vous donnerais un lien pour le lire en entier.

Le problème n’est pas tant le fait que la BNS supprime le plancher, c’est surtout la manière dont ça a été fait. Je sais bien que nos stars de la finance bernoise pensent que c’était nécessaire de prendre tout le monde par surprise, mais personnellement, je crois que c’était complètement idiot, ridicule, stupide et que ce fût une grosse connerie. Il ne faut pas me dire que de baisser le plancher de 1.2 à 1.15 pendant un mois puis de 1.15 à 1.10 pendant un autre mois, aurait changé quelque chose. Cela aurait réduit la volatilité, permis au marché des actions d’assimiler la nouvelle et de limiter la casse. Et puis surtout, venir mentir aux médias pendant des semaines en faisant les malins, c’est pathétique. Alors ooouuuuiiii, cette stratégie n’était plus tenable et le bilan de la BNS ne pouvait plus la supporter. Mais alors quoi ? La BNS est un Hedge Fund qui a une vision à court du marché ? Ah ben, la réponse est contenue dans la question…
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dorénavant plus personne ne pourra dire que les Suisses sont xénophobes, puisque l’on vient d’augmenter les salaires de 20% pour 280’000 frontaliers.
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Et le FT se demande : « Est-ce que l’annonce de la BNS ne pose pas un problème de crédibilité pour la Suisse ? » – la réponse est oui, mais ça ne semble ne pas poser de problème à nos stars de la finance à nous.

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Lire l'article sur investir.ch

Les lithuaniens sont contre l'entrée de l'euro pour leur pays

Rédigé par chris - - Aucun commentaire
Selon un sondage 57% des lithuaniens pensent que l'introduction de l'euro sans faire un référendum est une mauvaise chose.

Selon ce même sondage, 49% n'approuve la décision de leur gouvernement d'entrer dans l'euro. Seul 26% approuve l'euro.

Ces informations nous enseignent plusieurs choses : La Lithuanie est entré dans la zone euro sans demander au peuple son avis. L'Europe avance que contre l'avis des peuple. Cela conforte l'idée que l'Europe est anti.démocratique.

Souvenez vous le référendum en france au sujet de la constitution européenne. La décision du peuple n'a pas été pris en compte. On ne peut pas dire que changer le mot constitution par traité satistait la volonté populaire. Le président Sarkozy a fait passer par le parlement ce que le peuple avait refusé.

L'Europe n'aime pas la démocratie. A croire qu'elle a peur du peuple. Mais l'inverse est peut être aussi vrai.

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