J'arrive au centre de soin dentaire ouvert 24 heures par jour. La première chose qu'on me dit c'est qu'il faut payer d'avance. Autrement dit si je ne pouvais pas payer, je devais partir ou continuer d'avoir mal.



Dans le pays ayant la réputation de stabilité et de sécurité la Suisse, il n'y a pas d'assurance pour les soins dentaires de base. Il existe des assurances privés pour les soins dentaires mais le montant mensuel de l'ordre de 350Fr et les conditions restrictives conduise à la conclusion que ce ne sont pas des assurances. Il faut donc payer la totalité des soins dentaires et ceux-ci peuvent s'élever à des sommes importantes. Il faut savoir que ces soins sont hors de prix. Ils peuvent facilement s'élever à plusieurs miliers de francs. Ils sont tellement cher que des personnes renoncent si possible à aller chez le dentiste ou vont dans les pays voisins.

A la pharmacie, l'ordonance d'antidouleur et d'antibiotique n'est pas remboursée non plus car l'ordonance vient d'un dentiste. Si cette même ordonance venait d'un docteur, elle serait remboursé par l'assurance de base.

Elle fait souvent mal, très mal, la facture du dentiste. Davantage que les souffrances endurées lors d’un traitement de racine ou de la pose d’un amalgame. Plus chers que chez nos voisins français ou allemands, à notre entière charge sans assurance complémentaire spécifique, les soins dentaires pèsent lourd dans le budget des Suisses. Pour corriger le tir, plusieurs initiatives cantonales (notamment dans les cantons de Vaud et du Valais) demandant l’instauration du remboursement des soins dentaires de base ont été lancées.

La santé dentaire est une affaire de prévention, estime-t-elle, et relève des soins que tout un chacun apporte à ses dents, la plupart des maladies pouvant être évitées grâce à une bonne hygiène dentaire. Une assurance imposée par l’Etat ne ferait qu’augmenter la bureaucratie et déresponsabiliserait la population.

L’impact du statut social sur la santé bucco-dentaire n’est pas une chimère. Les personnes à faible revenu sont les premières à renoncer au contrôle annuel préventif

Au début du XXe, lorsque la première loi sur l’assurance-maladie a été votée en 1911, on ne considérait pas non plus les soins dentaires comme essentiels. Les médecins eux-mêmes n’étaient pas favorables à ce que l’Etat vienne se mêler de leurs affaires et les médecins-dentistes ont obtenu le maintien de leur statut particulier.
Et si les soins dentaires étaient remboursés

chris

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